Évaluation de l’interet du test thérapeutique par larvicide dans la confirmation diagnostique de lésions suspectes de neurocysticercose chez les patients Malagasy
Résumé : Introduction: L’absence d’indentification du scolex au sein d’une lésion annulaire limite le diagnostic de certitude d’une neurocysticercose.
La disparition de cette lésion après test thérapeutique par larvicide est une option pour confirmer le diagnostic et éliminer les autres diagnostics différentiels. Les objectifs de cette étude étaient évaluer l'intérêt du test thérapeutique par larvicide dans la confirmation diagnostique des
lésions cérébrales suspectes de neurocysticercose
Matériels et méthodes: Etude diagnostique, prospective de patient suivi en neurologie au CHU d’Antananarivo, de novembre 2018 au
novembre 2019. Les patients inclus étaient ceux consultés ou hospitalisés pour des crises épileptiques récentes ou des céphalées inhabituelles dont le scanner cérébral initial trouvait des lésions annulaires sans scolex et sérologies de cysticercose négatives puis un scanner
cérébral était possible après 3 à 6 mois du traitement larvicide.
Résultats : A partir de 150 patients sources, 40 étaient éligibles. Trois patients dont le scanner montrait une calcification n’ont pas été inclus.
La population d’étude finale était constituée de 37 patients, âge moyen 31 ans (entre 6 à 70 ans), sex-ratio de 1,47. Le contrôle de scanner
cérébral après traitement larvicide montrait une disparition des lésions annulaires confirmant le diagnostic de certitude de neurocysticercose
chez 35 patients et la persistance des lésions chez deux patients. Les investigations permettaient de confirmer un tuberculome et une tumeur cérébrale pour ces deux cas.
Conclusion: Le test thérapeutique par larvicide devant une lésion annulaire sans scolex confirme le diagnostic de neurocysticercose lorsqu’un scanner de contrôle est possible. La disponibilité de neuroimagerie et leur accessibilité sont une avancée majeure dans le diagnostic
de la neurocysticercose
Abstract : Introduction: Without identification of the scolex within a ring-enhancing lesion limits the definitive diagnosis of neurocysticercosis. The resolution of such lesions following a larvicidal therapeutic trial is an option to confirm the diagnosis and rule out other differential diagnoses. This
study aims to assess the diagnostic value of antihelminthic drug therapy efficacy in Malagasy patients with brain lesion suspected as neurocysticercosis.
Materials and Methods. This was a prospective diagnostic study of patients followed at the Neurology Department of the Antananarivo University Hospital from November 2018 to November 2019. Inclusion criteria consisted of patients presenting with recent-onset epileptic seizures or unusual headaches, whose initial CT scan showed ring-enhancing lesions without a scolex and negative cysticercosis serology, and
for whom a follow-up CT scan was feasible 3 to 6 months after larvicidal treatment.
Results: Out of 150 source patients, 40 were eligible. Three patients whose CT scans showed calcifications were excluded. The final study
population consisted of 37 patients, with a mean age of 31 years (range: 6 to 70 years) and a sex ratio of 1.47. Follow-up CT scans after larvicidal treatment showed the disappearance of ring-enhancing lesions in 35 patients, confirming a definitive diagnosis of neurocysticercosis.
Lesions persisted in two patients; further investigations confirmed a tuberculoma and a brain tumor in these cases.
Conclusion: Larvicidal therapy efficacy for ring-enhancing lesions without a scolex confirm the diagnosis of neurocysticercosis when followup imaging is available. The availability and accessibility of neuroimaging represent a major advancement in the diagnosis of neurocysticercosis.